Adopter un chien: les bonnes questions à se poser (1/2)

Vous hésitez à adopter un chien? Vous avez des inquiétudes, des à prioris? Je vais vous raconter à travers cet article ma démarche et les questions à se poser pour savoir si vous êtes prêt(e) à adopter un chien dans de bonnes conditions.

Adopter un chien en appartement, jamais! Et pourtant …

Tout paraît simple pour Chips; c’est normal, c’est un chien. Mais vu de mon côté, notre rencontre n’a rien d’un pur hasard.

adopter un chien en appartement

Je ne me suis pas toujours vue maman d’un petit chien en appartement; au contraire, même, et peut être que vous aussi?

En commençant mes études (et donc, locataire de mes premiers appartements), j’avais quitté ma maison et mon chien le coeur déchiré, et je m’étais jurée que jamais “je n’infligerai à un chien de vivre en appart”.

Comme quoi, il ne faut jamais dire jamais. L’idée me trottait toujours dans la tête, mais je la repoussais à grand coup d’impossibilité matérielle. Mais quand ces arguments sont tombés, ça a été la panique.

 1. Avoir de bonnes raisons d’adopter un chien

Pensez-un peu: j’avais DU TEMPS (mes horaires de boulot sont très flexibles, pas du tout “9h-19h”, j’ai toutes les vacances scolaires et je peux travailler beaucoup à la maison).

J’avais DE L’ARGENT (pas énormément, certes, mais je veux dire, je n’avais pas de contrainte à ce niveau-là: pas d’enfants, pas de passe-temps dispendieux et chronophage, un loyer très, très avantageux – nous y reviendrons).

J’avais de la PLACE et tout à proximité: un grand appart, presque jamais de voisins dans mon petit immeuble, un petit parc à côté, plein de belles ballades à faire et un vétérinaire au coin de la rue.

avoir des tantines

Avoir des personnes sur qui on peut compter

J’avais DES TANTINES: très important, les tantines; tontons, ça marche aussi (je pense à vous Gaétan et Francesco ^^). Les tantines, c’est l’ensemble des ami(e)s qui pourront, dans une certaine mesure, participer à la vie quotidienne du chien (le fameux: il faut un village pour éduquer un… enfant/chien/chat/furet etc.)

C’est Tantine Claire qui, munie des clefs, promenera le Chips parce que je rentre tard aujourd’hui. C’est Tantine Anne-Laure qui l’accueille à la campagne quelques jours, bien qu’il essaie de manger ses voisins ET les chats de ses voisins. C’est Tantine Marie qui, rencontrée récemment, l’emmène en ballade dans le vieux Lille et au resto russe qu’il adore pendant que Maman et Le Monsieur sont à Disneyland. C’est Marraine Harmony enfin, qui, avant même que je l’adopte, m’a promis qu’elle s’occuperait de lui s’il m’arrivait quoi que ce soit, en attendant que ma mère le prenne chez elle (ma famille n’habitant pas en France, ça prendra un peu de temps).

Enfin, le petit plus (pas essentiel, mais quand même): je connaissais mon PROPRIETAIRE: j’ai la chance d’habiter un appartement acheté par mon père, et, tant que je ne le mets pas à sac, je n’ai pas de compte à lui rendre au quotidien! Ceci dit, aucun propriétaire en France ne peut vous empêcher d’avoir un animal légalement; mais s’il massacre votre logement, adieu caution…

SOYEZ MOTIVE

Donc, forte de tout cela, j’ai passé plusieurs mois à réfléchir. Et les vacances? Et si je me casse la jambe et que je ne peux pas le sortir (à l’époque, je n’avais pas encore rencontré le Monsieur)? Et si j’oublie d’éteindre le four avant de partir et que le chien meurt brulé dans d’atroces souffrances? Et si… bref, je suis très forte pour me torturer l’esprit. Mais le moment décisif, ça a été d’en parler à mes proches. Et là j’ai compris: lorsque ma famille, mes amis apportaient une objection, je savais quoi répondre immédiatement. J’avais peur de mon ombre, ça oui, mais je le voulais tellement…

2. Des bons critères pour se donner toutes les chances d’adopter un chien

Renseignez-vous auprès de “connaisseurs”

LPA

Adresser vous à des connaisseurs

Donc, un beau jour d’août, je suis arrivée à la LPA; j’avais vraiment confiance en eux, d’une part parce que je les avais déjà rencontrés en y étant bénévole (j’y reviendrai dans un autre post), d’autre part parce qu’ils connaissaient vraiment leurs animaux… Mais il fallait donc que, de mon côté, je puisse leur dire ce que j’attendais de mon futur chien.

Il faut bien sûr des critères très précis, pour se donner toutes les chances de rendre heureux le chien qui vivra avec vous: je n’aime pas trop l’idée du “coup de coeur” concernant un chien; j’aurais très bien pu avoir, en flânant à la LPA, un coup de coeur pour un berger allemand, ce qui étant donné mes conditions de vie, nous aurait tous les deux rendus très malheureux par la suite.

Choisir des critères importants pour vous et adaptés à votre situation

J’avais donc une liste (tout en gardant à l’esprit qu’elle pouvait très bien, à tout moment, être joyeusement pietinnée par le chien lui-même; les caractères évoluent, les habitudes aussi, nous y reviendrons dans un autre billet).

Mon chien idéal:

1/ Aurait déjà vécu en appartement. N’y aurait pas trop fait de dégâts. J’ai ainsi éliminé d’emblée un adorable bouledogue français, moche et cubique à souhait, qui semblait avoir une très bonne tête. On m’a aussitôt expliqué qu’il avait ruiné (et à la LPA, le mot est fort) l’appartement de ses trois précédents propriétaires. Je ne me sentais pas de taille à affronter ça.

2/ Serait propre, autant qu’on puisse en juger.

3/ Serait sociable avec les autres animaux, car avec Bounty Cat à la maison, je ne voulais pas une guerre constante. Il a été facile d’en juger sur place: devant la “maison des Chats”, Chips a semblé intéressé, mais pas du tout agressif ou hystérique. Le tout s’est confirmé par la suite.

4/ N’aurait pas subi un passé trop traumatisant.

J’y ai beaucoup réfléchi, en partie parce que j’ai toujours été un peu infirmière dans l’âme, mais aussi parce que l’occasion s’est présentée d’elle-même. En effet, les salariés de la LPA connaissaient mon ENORME penchant pour les Shar Pei. J’avais failli craquer, quelques années auparavant, pour un Shar Pei chocolat; mais les conditions n’étaient pas encore bonnes. Toujours est-il que j’ai été informée assez vite, au tout début de mes recherches, de la disponibilité sous peu de deux Shar Pei magnifiques, pour l’instant placés en fourrière. Ils avaient été retirés à leur propriétaire pour de nombreuses maltraitances physiques, et seraient bientôt adoptables. Mais d’un autre côté, on m’a clairement avertie: ils étaient traumatisés, complétement, et il allait falloir tout un nouvel apprentissage pour qu’ils soient de nouveau des chiens heureux et en confiance. Je ne me sentais pas prête à ce travail. Avec plus d’expérience, de stabilité et de temps, je l’aurais volontiers fait, mais là, l’entreprise me semblait trop risquée pour le chien comme pour moi.

5/ Enfin, je n’étais pas prête à abandonner tous critères physiques; certes, peu m’importait que le chien soit sourd, à trois pattes, hirsute ou mal fichu. Mais je voulais qu’il me soit sympathique. J’ai d’ailleurs eu un mouvement de recul en découvrant le box de Chips, où rêgnaient en maîtres quatre hideux bichons, l’air hargneux et féroce. Comme c’était un chien très sociable (voire dominé), il était dans une cage à plusieurs.

chips_oreille

J’allais lui tourner le dos lorsqu’il est arrivé, a mis sa petite tête de côté et a relevé une oreille. C’est qui celle-là?

Maman. Celle-là, c’est maman …

 

 

Pour résumer, le plus important avant d’adopter un chien est d’être vraiment motivé. Ne pas hésiter à se faire conseiller par des connaisseurs, comme la LPA par exemple. Je reviendrai d’ailleurs sur la LPA plus en détails dans de futurs articles.

J’espère que ce premier post vous a plu! N’hésitez pas à laisser vos commentaires si vous avez la moindre question ou remarque!

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